Etude : les rôlistes et les nouvelles technologies

Il est temps de parler serious business maintenant. J’ai créé ce  blog d’abord par plaisir, mais aussi pour mes études. Je prépare un mémoire de recherche sur les rôlistes et les nouvelles technologies. C’est donc le moment d’attaquer sérieusement les choses.

Je vous présente donc l’étude en quelques mots : je m’intéresse à l’arrivée des nouvelles technologies dans l’univers du jeu de rôles.

Une étude originale :

Il s’agit, à ma connaissance, d’une des seules études qui s’intéressent à ce que font les rôlistes et non à ce qu’ils sont. Cette différence est fondamentale : il ne s’agit pas de savoir le fameux « Mais qui sont les rôlistes ? » (rabâché depuis des années) mais bien de prendre pour fait établi que les rôlistes existent et qu’ils sont un groupe social à part entière.

La question est donc de savoir maintenant que font-ils ? comment évoluent-ils ? quelles sont les perspectives face aux nouvelles technologies ? etc. …

Une étude participative

Et oui ! J’ai besoin de vous, je vais vous faire travailler 🙂 En effet, la documentation sur les rôlistes reste assez faible en Europe. De toute façon, je ne conçois pas un travail comme celui là sans faire appel à vous pour avoir les données les plus fiables possibles. Pour participer, plusieurs façons de faire :

  • Un questionnaire. Cela me permet d’avoir une vue d’ensemble de la population rôliste.
  • Des rencontres plus approfondies avec des rôlistes de tout bords.
  • Enfin, une enquête de terrain avec une observation en direct des habitudes des rôlistes.

N’hésitez pas à remplir le questionnaire juste : ICI

Ainsi l’étude se veut la plus complète possible. Pour la rendre encore plus solide et légitime, j’ai besoin de vous pour répondre au questionnaire et surtout le partager et le diffuser autour de vous ! Je vous en serais très reconnaissant, et vous aurez ma gratitude éternelle (c’est plus pratique et moins cher que de vous offrir un verre à tous 😉 ) !

Guillaume Coeymans 

Life Is Strange – Ados, narration & feel good

Dans ces temps troublés, je vous offre une bonne dose de feel good et de bon sentiments ! Avec en plus cette fois-ci une collaboration !  Enjoy ! 

 (à écouter pendant la lecture de l’article) 

Présentation

Life Is Strange est le dernier né du studio français DONTNOD, qui avait déjà créé le très chouette Remember Me, qui nous présentait les aventures d’une héroïne dans un Paris « cyber-romantique » où les souvenirs sont devenus une monnaie d’échange. Le jeu était très beau, très esthétique mais avait quelques défauts : monde peu ouvert et scénario sans trop de surprises.

Peu après, le studio annonce l’arrivée de Life Is Strange, histoire mettant en scène des adolescents dans une petite ville des USA, sous la forme d’un Point’n Click. Le jeu nous promettait un chef d’oeuvre de narration et une direction artistique aux petits oignons.

Le jeu est sorti en 5 épisodes, dont le dernier date d’un mois environ. Au debut sceptique vis à vis de ce mode de distribution, j’ai joué au premier épisode…Puis j’ai pré-acheté tous les autres immédiatement. Je vais donc vous expliquer pourquoi :

Synopsis : La jeune Max Caulfield est une étudiante en photographie qui revient dans sa ville natale, Arcadia Bay, dans l’Oregon. Alors qu’elle vient de découvrir qu’elle possède le pouvoir de remonter dans le temps, elle enquête rapidement sur la disparition d’une adolescente de la ville.

Des points à améliorer :

Je commence directement par ce qui ne va pas, car cela va être rapide et me permettra de m’étendre sur ce qui va.

Des graphismes beaux mais …

Dans Life Is Strange, on est face à un dilemme intéressant que l’on retrouve souvent. La direction artistique est très belle, les couleurs chaudes sont magnifiques, les décors (en partie peints à la main) ont un rendu très très intéressant. Bref la direction artistique pète la classe.

Cependant, sur un point de vue purement technique.. Et bien, peut mieux faire. Les personnages ont des détails un peu anguleux (mains, pieds, etc.), les environnements ne sont pas immenses et on est vite limité dans l’espace. Les déplacements peuvent être un peu rigides. Bref, techniquement, on est assez loins du top de ce qu’il se fait.

Pour moi, c’est un faux problème puisque la direction artistique prime sur la technique (exemple typiques : Minecraft, Papers Please, etc. )

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Un scénario pas si non-linéaire

L’une des promesses de DONTNOD était que nos choix influenceraient vraiment l’histoire. Car le jeu nous propose régulièrement des choix cruciaux, parfois terribles et aux conséquences lourdes. Mais au final, ces conséquences restent périphériques et le cœur du scénario se déroule quoi qu’il arrive selon sa ligne directrice.

C’est dommage car on peut être un peu déçu. Or, c’est vite oublié car la narration nous emporte totalement dans l’histoire, nous faisant oublier ces détails.

Mais tout le reste

Une narration exemplaire :

Parlons maintenant de tout ce qui va bien.

La narration est en effet est un des points forts de Life Is Strange. On le sait bien, étant donné que les Point’n Clicks sont de toute façon d’excellents vecteurs d’histoire. Grâce à cela, on suit les pérégrinations de nos 2 héroïnes. Mais ce n’est pas ça qui fait le succès de cette narration, même si cela y contribue.

Il y a dans ce jeu une gestion du timing et du rythme brillante. Le rythme du jeu est assez lent, contemplatif, car il se passe dans un monde très réaliste, donc on n’y court pas dans  tout les sens en permanence. Les équipes de DONTNOD ont même poussé la démarche jusqu’à inclure des phases de pure cinématique, où l’on suit Max et ses pensées à travers une séquence, le tout sur des musiques résolument feel good.

Cela peut paraître étrange au premier abord d’avoir un jeu au rythme aussi lent alors que la mode n’est pas à ça. Mais cela fonctionne diablement bien !

L’histoire en elle même est intéressante, sans être très originale. Les rebondissements sont nombreux et bien sentis. Ainsi on est bien tenus en haleine. De plus, le jeu étant calqué sur le modèle d’une série épisodique, chaque épisode finit sur un cliffhanger bien senti.

Enfin le jeu nous met en face de choix, parfois très difficiles, car l’on s’attache très fortement aux personnages et à ce qu’ils sont, et certains choix influent directement sur eux de façon parfois définitive. Ces choix sont toujours bien mis en scène et se font sans manichéisme, ce qui les rend encore plus difficiles. Souvent, vous aurez cette pensée « Mais… Laisse mes sentiments tranquilles ! Jeu méchant ! », avant de sécher vos larmes et vous y replonger de plus belle. C’est, pour moi, une des meilleures pensées que l’ont peut avoir en jouant. Car si un jeu vous fait ressentir des choses aussi fortes voire vous fait du « mal », avoir envie de s’y replonger est signe de grande qualité.

Des personnages justes :

L’univers des jeunes adultes et des ados est propice à l’excentricité et aux personnages décalés. Cependant, on voit trop souvent des caricatures d’ados, avec des comportements tout à fait à côté de la plaque. Mais ça c’était avant Life Is Strange !

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La vision de l’adolescence des créateurs y est l’une des plus justes que j’ai pu voir, tous supports confondus, et rien que pour cela, ce jeu en vaut la peine.

Dans ce jeu, tous les personnages sont écrits avec justesse, réalisme et profondeur. Aucun ne fait cliché ni n’est unidimensionnel. L’exemple qui me vient en tête est celui de Frank. Sans dévoiler l’histoire, il peut paraître comme un simple marginal, mais il est traité avec suffisamment de clairvoyance pour montrer qu’ils est aussi un être humain avec ses bons et ses mauvais côtés. La seule ombre que je verrai sur ce tableau serait Warren que je trouve un peu stéréotypé, mais c’est vraiment léger.

Plus encore que les personnages, c’est leur interaction qui fait le plus sens. Les relations qu’entretiennent tous les personnages sonnent toutes très justes à tel point qu’on s’y identifie facilement. Mieux encore, on s’implique dans ce que pensent les personnages ! La relation entre Max et Chloé (les deux personnages principaux) est très touchante et chaque choix, chaque action fait évoluer cette relation et lorsqu’on doit prendre des décisions fortes, on se sent presque autant déchiré que les personnages, tout comme les moment d’amitié entre ces jeunes femmes vont vous faire sentir vraiment bien.

Un ambiance excellente :

Comme je l’ai déjà évoqué plus haut, le jeu baigne dans une ambiance de couleurs chaudes et tracées à la main (pour partie, selon le moment cela peu changer), et des musiques qui savent toutes vous immerger dans Arcadia Bay, la ville du jeu. Ville qui d’ailleurs est très vivante, et encore une fois très réaliste. Il y a de l’activité mais sans être une grande ville et les PNJ y évoluent avec naturel et banalité (dans le bon sens du terme).

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Mais, à mon sens, ce qui booste vraiment l’ambiance de ce jeu, c’est le sound design et la bande-son. Tout nous plonge dans la réalité banale d’Arcadia Bay, les pensées de Max ou simplement l’humeur du moment. Les morceaux (originaux ou repris) sont tous à propos et ne surgissent pas de nulle part, ce qui change aussi de certains jeux où la musique nous saute dessus (Oui Battlefield, c’est à toi que je pense).

Bref le jeu respire son ambiance et transpire la réalité.

Pour finir, je donne la parole à Marie-Flore, collègue joueuse,  qui va nous donner son ressenti sur le jeu !

Une expérience à part. Proposant une aventure aux lenteurs captivantes. Il est rare que ceux-ci me procurent autant d’émotions !

Je considère Life Is Strange comme une véritable révolution dans le concept des jeux narratifs avec les choix/conséquences. Au-delà de donner une toute autre dimension à la trame, le jeu nous permet de remonter dans le temps afin d’intervenir dans le passé, le présent et l’avenir. Et il faut avouer que c’est plutôt bien pratique ! L’histoire est bien ficelée, et ce « pouvoir » d’influencer l’espace/temps n’est pas perçu comme appartenant à de la science-fiction. L’histoire est si bien menée que oui, cela semblerait presque naturel. On est transporté dans une sorte de réalité parallèle. 

Je rejoins Guillaume sur la lenteur du jeu, qui ne gêne absolument pas. Au contraire dirais-je même, car cela nous permet de bien saisir les nuances de chacun des personnages et la subtilité des histoires personnelles. Guillaume parle d’identification, le pari est réussi !

J’ai découvert ce jeu à la sortie de l’ultime chapitre 5. J’ai ainsi pu jouer sans attendre dans l’horreur de l’incertitude tous les chapitres lorsque je terminais ceux-ci. Il m’a fallu 5 jours : une après-midi, un chapitre – vive les vacances – . On est tenu en haleine du début à la fin. Je devais hésiter une bonne dizaine de minutes à chaque choix crucial. Quitte à revenir en arrière pour changer ce choix, pour finalement le regretter après ! Ce jeu est envoûtant, à l’exact opposé des productions actuelles multipliant les scènes d’action spectaculaires. Et il faut dire que ça fait du bien. Lorsque Life is Strange s’est terminé, la tristesse et la frustration se sont emparées de moi. Non pas que j’ai trouvé le jeu trop court, mais je voulais une suite immédiatement !

Réalisme, humanisme, envoûtement… Bref, mon coup de cœur 2015. 

Je reprends la plume pour conclure sur le fait que Life Is Strange est, vous l’aurez compris, un immanquable et un plaisir qui se savoure à fond !Merci d’avoir pris le temps de nous lire, merci à Marie-Flore pour sa participation ! Et à très vite 🙂

Guillaume Coeymans & Marie-Flore Burguet

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Carton Rouge : Sans Détour, Mais où va-t-on ?

Ok alors aujourd’hui, je ne suis pas content. Sans Détour, éditeur de jeux de rôles ayant déjà fait sensation avec son crowdfunding pour la 7 édition de son jeu de rôles phare l’Appel de Cthulhu, lance un nouveau financement participatif pour une campagne inédite, les 5 supplices. Mais il y des choses qui me gênent méchamment ce coup-ci, je m’explique :

Précisions pour cet article, je pars du principe que vous avez lu mon article sur le CrowdFunding ou sur Sans Détour et son « succès surprise« , si ce n’est pas le cas, allez y jeter un œil =) 

Le « foulancement », comme on devrait dire en français, est un moyen de financer un projet qui n’existe pas et qui n’existerait pas sans ce système. Il permet ainsi de créer du contenu grâce à des fans.

Or l’éditeur est tombé dans un écueil qui est le suivant : le produit existe et le financement participatif n’est qu’un argument marketing. Explications :

Le produit est déjà financé, comme Sans Détour l’avait indiqué pendant la campagne de la V7, par l’argent de la précédente souscription. L’angle choisi est donc que si les joueurs souhaitent avoir tout le matériel, ils doivent souscrire. Tout le matériel existe déjà pourtant ! Les scénarios sont écrits, les partenaires trouvés, etc.

Qui plus est, l’objectif fixé est encore une fois terriblement bas ! Le premier palier était à 10 000 euros, sachant que la version la plus vendue (et non la plus financée, puisqu’on ne parle plus de financement ici mais de vente) est à 150€. Au vu des précédents succès, Sans Détour savait pertinemment que sa base de fans ferait tomber ce palier très vite (soit moins de 100 financements). A l’heure où j’écris ces lignes, on a dépassé les 80 000€ et le financement est à 823%. Ce qui est, soyons honnêtes, totalement absurde. La prise de risque est nulle, c’est donc à des années lumières de ce qu’est le financement participatif.

On n’est plus dans le financement d’un projet mais dans l’édition limitée déguisée. Je n’ai rien contre une édition limitée, j’en ai pas mal et je pleure celles que j’ai ratées, mais c’était des produits vendus clairement comme tels. Ici, je ne peux pas m’empêcher d’avoir l’impression de me faire avoir quelque part. Je n’ai plus l’impression d’aider une structure, vu que les produits existent. J’ai l’impression que l’on me « force » à payer pour avoir un produit complet, et que si je ne paye pas j’aurai une édition au rabais.

De plus Sans Détour profite de l’écho marketing qu’est « un financement participatif record ! » alors que l’on distord le concept pour en faire un outil marketing. Alors je pense qu’ils vont essayer de faire bonne impression à base de « on ne s’y attendait pas » et « on a pensé aux boutiques, des offres leur sont spécialement destinées ».

Comme le dit très bien Le Thiase, on n’aide pas une petite maison d’édition sur un JDR avant-gardiste mais l’un des JDR les plus populaires et les plus diffusés. Autant vendre les produits directement au prix fort, on aura l’impression que c’est honnête, même si c’est cher.

Bref pour conclure, je ne cautionne pas cette démarche et je prédis que si ce genre d’initiatives se multiplient, le monde du JDR va droit dans le mur, sans détour.

Guillaume Coeymans 

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Bimbo, ou le JDR qui casse les codes

Cet article fait suite à ma participation aux Martian Bimbo Awards à Bordeaux ce week-end, organisé par les copains de Cent Balles et Un Mars. J’ai eu l’occasion de jouer avec son auteur et de tester ce JDR atypique.

Bimbo, c’est quoi ?

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Bimbo est l’oeuvre de Grégory Privat, produit par Sans Détour. C’est un jeu de rôle un peu atypique. En effet, sur le modèle d’Oltréé!! le maître du jeu n’a que peu d’informations sur le déroulé du jeu : juste une ligne directrice, le système de jeu et c’est parti ! L’univers est celui des films « grindhouse« , ces films de séries B, populaires dans les années 70-90, avec des actrices charmantes défouraillant du méchant à tour de bras en petite tenue.

La particularité de Bimbo est qu’il est un jeu au système qui en fait un jeu… compétitif. Quoi ? Comment ça ? Un JDR ou l’on doit battre les autres ? Mais c’est contre l’esprit du jeu !

Et bien, en effet, mais ce n’est pas si mal !  Dans Bimbo, vous jouez donc une starlette qui souhaite avoir le premier rôle dans le film du Réalisateur (MJ). Je ne vais pas m’appesantir sur le système de jeu pour en faire une critique exhaustive, d’autres l’on fait bien mieux que moi (ici, , où là ). Ce qui m’intéresse le plus dans ce jeu c’est la façon de jouer et de narrer l’histoire, plus que les règles elles-mêmes. Les rôles habituels du MJ et du joueur sont bouleversés ! Voyons ça en détails :

Un MJ fainéant (ou pas)

Lorsqu’on regarde un peu les livres de scénarios, il y a de quoi être décontenancé. Il faut compter 3-4 heures de jeu environ. Le système de jeu fait que les parties ne sont pas plus longues et ne s’y prêtent de toute façon pas. Le scénario tient sur une page et demi, deux pages maximum. Ce scénario (ou film) est découpé en 3 à 8 scènes, tenant en quelques lignes avec un objectif à remplir. Autant dire que si, comme moi, vous aimez avoir un gros livre exhaustif et complet, ça peut surprendre.

Cependant, comme je vais en parler après, ce sont les joueurs qui créent le scénario au fil de l’aventure. Le réalisateur tient les principaux éléments du scénario (qui sont les ennemis, leur valeur et les jalons scénaristiques), ainsi que les parties « compétition », à savoir les points « star système » (que l’ont peut assimiler à des points de victoire) et les points de réussite/échec du film. Il doit aussi gérer l’argent que lui donnent les joueurs et les effets que cela aura dans le film (augmenter les effets spéciaux, arrivée d’une star, etc. ).

Mais, là où son rôle se corse c’est qu’il doit gérer chaque vedette, chacune ayant son égo, ses envies et ses objectifs secrets, les « clichés ». Le MJ a donc bien un rôle de réalisateur, décidant où braquer la caméra et jouant sur la fluidité du jeu. C’est cet aspect qui en fait un jeu exigeant pour le réalisateur, obligé de jongler de star en star, d’idée en idée tout en gérant les points, l’argent, etc. Un vrai défi !

Des joueurs proactifs

Après avoir créé leur avatar starlette (on peut tout à fait jouer un homme, mais jouer une femme est bien plus dans l’esprit du jeu) la partie peut commencer sur les chapeaux de roues avec la première scène !

Vous l’avez compris, c’est aux joueurs de créer l’histoire dans laquelle ils évoluent en fonction du peu que leur donne le réalisateur. Pour cela, il y a quelques astuces. D’abord, tout ce que vous dites se fait, sauf opposition. Ne dites pas « je vais prendre mon fusil et viser le type » mais « j’épaule mon fusil et je tue ce type » si personne n’y voit d’inconvénient, cela se fait. Si il y a besoin d’un jet, celui-ci se fait. Si une autre vedette estime que c’est elle qui aurait dû avoir cette scène, elle peut tenter un « Coupez! On la refait ! » qui permet de refaire une scène avec un nouvel angle. Ainsi les joueurs doivent compléter leurs objectifs, engranger un maximum de points de victoire tout en étant sous le feu des projecteurs. Leur intérêt est que le film sorte pour toucher un maximum d’argent.

Car en effet, il y a des sousous en jeu. Chaque vedette a un pécule de départ qu’elle peut investir dans le film et récupérer à la fin de la partie, avec un bonus si le film est sorti et un autre bonus si elle est la tête d’affiche. A quoi sert cet argent ? A payer des doublures par exemple pour éviter de vous mettre en danger sur une action dont vous n’avez pas la compétence, à engager de meilleurs figurants, de meilleurs effets spéciaux, etc…. C’est grâce à cela que vous pourrez transformer un film de série B en super-production ! Le but étant d’en mettre plein la vue et d’être LA star !

J’ai évoqué les compétences, je reviens dessus car le système de ces compétences est particulièrement sympathique. En effet, vous avez autant de compétences qu’il y a de mots dans votre « rêve de star », chaque mot étant une compétence (3 au choix vous donnent des bonus supplémentaires). Par exemple, si dans votre BG vous avez le mot « pied », vous pourrez vous en servir pour donner un coup de pied, faire du pied, ou encore bouturer une planque ou n’importe quoi d’autre ! Il suffit que le réalisateur soit d’accord, mais le principe est de tordre chaque mot pour être la plus polyvalente possible ! C’est très très drôle, parole de linguiste !

Les Martian Bimbo Awards

Un mot sur cette convention : organisée par les copains de Cents Balles et Un Mars, comme dit dans l’introduction. Cette association de GN a su reconnaître le potentiel compétitif de ce JDR afin de faire un « vrai » tournoi de Jeu de Rôle. Mais comme ils aiment bien faire les choses, il y avait tout un décorum, tel une soirée mondaine, valets en tenue offrant rafraîchissements et coc… farine aux participants. Cérémonie en bonne et due forme donc, avec maître de cérémonie, projections et interruptions par des vedettes en mal de gloire. Les joueurs et joueuses se sont pour la plupart pris au jeu et ont revêtu des costumes de stars et créé de fausses affiches de films de série B pour compléter le tableau. Puis, bien entendu les prix remis aux réalisateurs et aux meilleurs rôles féminins. Tout cela fort bien organisé, très drôle et comme toujours convivial ! Vous pourrez retrouver les photos de la journée ICI.

AfficheBA1Mon affiche de personnage-joueur … j’ai un peu honte mais c’était drôle ! 

Un grand merci donc à toute l’équipe pour m’avoir fait découvrir ce jeu dans de telles conditions ! C’était idéal !

12182563_930715823643304_7477363116303487503_o(défi : me retrouver dans cette photo 😉 )

Bimbo et les filles :

Dernier point, et je marche un peu sur des œufs, mais je pense que c’est intéressant de le noter. J’ai constaté pendant cette journée des Martian Bimbo Awards, une surreprésentation des joueuses. En général, on tourne à environ 30% de joueuses dans ce type de convention. Ici, nous avions presque la parité. Cela m’a vraiment étonné alors que le jeu, pris au premier degré, est plutôt macho (en vrai il ne l’est pas, bien au contraire, mais ce n’est pas l’objet ici). Cela viendrait-il de l’organisation ? (En effet, l’association organisatrice est à la base créatrice de GN, plus paritaires). Du jeu en lui même, car la thématique parlerait plus aux femmes ? Ou tout simplement le début d’un mouvement de fond qui verrait les femmes arriver en JDR en même nombre que les hommes ?

C’est en tout cas quelque chose à creuser et à surveiller dans les années à venir !

Pour conclure, Bimbo est un très bon jeu, très particulier et je ne peux que vous recommander de le tester de ce pas ! J’espère que cet article vous aura plu ! N’hésitez pas à le partager sur les réseaux et commenter si vous le souhaitez 🙂

Guillaume Coeymans

Aube hivernale

Imaginaire Ludique se transforme !

Un an d’Imaginaire Ludique maintenant, il est temps de faire peau neuve !

Cela fait presque un an que j’ai lancé ce blog. Beaucoup de choses ont évolué dans ma façon de voir les choses au travers du prisme du jeu sous toutes ses formes, de culture geek et de communication.

Il était donc temps de faire un grand ménage et un renouvellement du blog à l’aube de cet hiver 2015. De plus j’ai gagné en compétences, en expérience et en maturité (si si j’vous jure, c’est vrai m’sieur !) et ce changement se doit d’être le reflet de ces nouvelles capacités.

Imaginaire Ludique est devenu Homo Ludis  » Les jeux de l’Homme ». Pourquoi ce  changement ?

Pour plusieurs raisons :

  • Soyons honnêtes : « imaginaire ludique » n’était pas très vendeur comme titre. Il était trop général, voire un peu maladroit. Homo Ludis, lui, est plus accrocheur. La sonorité, proche du « ludique », est propre à parler à tout le monde. Tout comme la forme, parce que finalement l’homo luden, l’homme qui joue, est une évolution d’homo sapiens qui me plaît énormément !
  • C’était un carcan qui me contenait dans un secteur très orienté Jeu de Société et Jeu de rôle avec une approche très classique. Certes je suis seul maître de ma ligne éditoriale mais un titre doit refléter d’une certaine façon le contenu. Avec ce titre je suis bien plus à l’aise pour écrire sur les sujets que je veux.
  • Parce que ce blog est aussi un outil professionnel pour moi, et ce titre, cette forme et quelques détails dans son architecture sont bien plus pertinents d’un point de vue pro.

Voilà ! J’espère que cette nouvelle forme vous plaît, n’hésitez pas à me faire part de vos avis ! Tous les articles sont toujours disponibles dans les archives donc n’hésitez pas à y rejeter un œil !  A très vite pour de nouvelles aventures ! (ludiques bien entendu 😉 )

Guillaume Coeymans